On dit que le léopard meurt avec ses taches. Je mourrai de la même façon. Avec mes taches. Pissant sur moi peut-être, pardon de déparer la beauté du vieillir, tout désarticulé peut-être, tout égrotant, tout mal foutu, la pine pantelante, la bouche édentée, mais un livre à la main, Bon Dieu de Bon Dieu, un livre à la main, et la page cornée pour en poursuivre la lecture in paradisum.
Car il me reste, ma chérie, la lecture, le plaisir pur, inentamé de la lecture.